K-Ryole : la remorque électrique révolutionnaire trace sa route

Tirer plus de 250 kg de marchandises à vélo, sans le moindre effort, grâce à une remorque électrique. L’idée géniale des créateurs français de K-Ryole a tout pour révolutionner la livraison en ville. Une future licorne française ?

Une remorque de la marque K-ryole qui permet de transporter sans effort plus de 250 kg, comme ici, dans la rue de vaugirard, à Paris.
La remorque K-Ryole se greffe sur n'importe quel vélo et permet de transporter plus de 250 kg sans effort.(Boris Cassel)

Large comme un rugbyman et fougueuse comme un cycliste… Impossible de louper cette dégaine si particulière dans les rues des grandes villes. Depuis quelques mois, la remorque électrique K-Ryole s’impose à une vitesse fulgurante dans le paysage urbain français. « Plus de 500 remorques K-Ryole sont en circulation » , explique Mathieu Collignon, directeur commercial de cette société française. Avec des utilisateurs aussi connus que Stuart, Biocoop, Monoprix, Bricorama, Chronopost, La Poste, Intermarché, Kiloutou etc. Pas mal pour un concept mis sur le marché en 2018 !

Produite par une société francilienne, le succès de ce nouvel engin s’explique facilement. « La remorque fait 160 kilos à vide et peut tirer 250 kg de charge utile, sans effort pour le cycliste. Elle s’adapte à tous les types de vélos, qu’ils soient électriques ou non » , détaille Mathieu Collignon. Et d’ajouter : « C’est une remorque électrique intelligente, dotée de Kaptor, une technologie d’annulation de l’effort. Vous pédalez et vous ne sentez pas son poids, vous accélérez, elle accélère avec vous, vous freinez, elle freine avec vous » .

Une remorque K-Ryole dans un jardin sous le soleil.
K-Ryole serait déjà utilisée par plus de 500 personnes en France.(DR)

L’intérêt d’un tel engin ? « Elle remplace les véhicules utilitaires classiques qui en ville mobilisent 2,5 tonnes pour emmener 400 kilos. Ces derniers sont souvent pris dans les bouchons » , souligne Mathieu Collignon. Or, la K-Ryole dispose d’un statut à part. Son fonctionnement classe cette remorque pourtant dotée de 3000 watts sous le capot en accessoire pour vélo et non en véhicule. « Les livreurs qui l’utilisent peuvent donc rouler sur les pistes cyclables jusqu’à 25 km/heure » , signale Mathieu Collignon. Un argument commercial choc dans des villes de plus en plus limitées à 30 km/h et où, parfois, comme dans la capitale, la vitesse moyenne d’un automobiliste en journée ne dépasse pas les 15 km/h.

Le tout, pour un coût convenable. « La remorque coûte entre 6 000 et 10 000 euros » , nous explique le directeur commercial, soit largement moins qu’un véhicule de livraison traditionnel. Et ce modèle est éligible, pour les entreprises, jusqu’à la fin décembre 2022 à un bonus électrique de 1 000 euros à l’achat.

Seul bémol, l’autonomie annoncée de l’engin est de 70 km. L’autonomie réelle, chargée, tourne plutôt aux alentours d’une quarantaine de kilomètres. La carriole doit alors être rebranchée sur secteur et devient inopérante le temps de la recharge, soit environ 5 heures. « Nos clients ont des zones de chalandises qui ne sont pas très étendues. Et quand vous avez déjà roulé 40 km pour de la livraison en ville, vous avez déjà fait une grosse journée » , tempère Mathieu Collignon. Dans la prochaine version de cette remorque vélo, les batteries seront amovibles et viendront gommer ce défaut.

L’entreprise est née à Montrouge en 2016, à l’initiative de deux ingénieurs diplômés de CentraleSupélec. « Avec mon associé Gilles Vallier, nous voulions faire un voyage entre l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud avec un objectif zéro carbone. Mais, en réfléchissant à la problématique du transport de nos affaires, nous avons eu l'idée de fabriquer une remorque électrique » , expliquait Nicolas Duvaut, le cofondateur de Kriole, aux Echos en janvier 2021.

Ayant réalisé un chiffre d’affaires de plus de 2 millions d’euros en 2020, elle compte aujourd’hui une cinquantaine de salariés et vient d’ouvrir une nouvelle usine à Tonneins, dans le Lot-et-Garonne. L’usine est dimensionnée pour pouvoir produire entre 4 000 et 5 000 véhicules par an.

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